La Louve

Une fois encore mon poil se hérissa. Mes pattes féchies étaient prêtes à bondir.
Mes crocs sortaient de ma gueule. Et un grondement amplifa au creux de ma gorge.
Telle une louve prête à mourir pour la protection de ceux qu’elle aime, je campe sur mes
positions, il est hors de question de reculer, de céder, de laisser l’ennemi gagner du
terrain.
La couleur de ma robe est rougeoyante. C’est pourquoi, longtemps j’ai été un
animal solitaire, repoussé par les autres meutes, qui percevaient en ma couleur un signe
d’une quelconque monstruosité. Lorsque j’ai pu créer ma propre meute, j’ai bataillé un
territoire, j’ai gagné l’amour de mes congénères et je vis maintenant presque en paix dans
une meute. Sous une apparence impétueuse et sauvage, se cache la douceur et la chaleur
que mes membres savent procurer à ceux qui le mérite.
Je suis capable de donner la vie et