Parenthèses

Clandestin

Etre privé de toi me rend misérable. Je revois nos corps tendus, nos nuits passées, notre union scellée par une alliance (lourde comme le poids de l’héritage). Je me sens dépossédé, je ne suis plus que l’ombre de moi-même, j’erre sans but et partout les murs me renvoient la même image, celle de ta disparition.
Nous étions prêts à chavirer et croire (au destin).
mais les galères ont tous le même port (le lendemain)
je fais en sorte que plus rien ne m’émeuve, j’aimerai que la merm’abreuve car je sais qu’aujourd’hui (hier) je suis devenu un clandestin.